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15 décembre 2008
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Réflexions après le forum de Djinaky

Pour renforcer notre participation : aux travaux du forum des 27, 28 et 29 janvier 2007 ainsi qu’à son évaluation à Djinaky, à la visite des villages de la communauté rurale de Djinaky, avec Dembo Mané,
il nous est apparu nécessaire de contribuer, en posant des réflexions dans le prolongement de celles du forum, pour la mise en place d’une démarche d’un mieux-vivre local, supportable par l’environnement.

Premier point à préciser : le centre de formation n’a d’utilité que s’il s’inscrit dans une démarche globale d’appropriation par les villageois, de leur espace géographique, et ce, collectivement. L’espace géographique étant d’abord la famille, puis la concession, le sous-quartier, le quartier, le village, l’inter-village, au niveau de la zone de la Communauté Rurale.
En outre, les personnes formées au Centre, doivent pouvoir vivre de leur travail, c’est pourquoi il est important de considérer que :

- les premiers bénéficiaires de formations soient les membres de sa famille, puis les villageois de toute la communauté rurale, et membres du GIE inter-villageois,

- le développement des capacités, ou la création de nouvelles activités s’inscrivent dans la démarche familiale, géré d’abord par la famille, puis ceux du village et tous les villages membres du GIE inter-villageois de la CR.
Il est donc impératif pour une complète maîtrise des activités, de la gestion des terres, de l’espace géographique de la famille, que le chef de famille ou le conseil de famille puisse coordonner les activités de ses membres.
Le quartier, le village est une autre famille, une autre communauté beaucoup plus large, qui doit être gérée de la même manière.
Les zones, les villages de la CR, regroupés au sein du GIE inter-villageois sont une famille, une communauté, encore plus large, à gérer de la même manière.
De la famille au GIE inter-villageois, et demain pourquoi pas de l’arrondissement, il est nécessaire de maîtriser les consommations, les activités, et les productions locales, ainsi que les dépenses vers l’extérieur.
Au même titre qu’un père de famille ne peut dépenser plus qu’il ne possède, sans mettre en péril son existence, les différentes structures : la concession, le sous-quartier, le quartier, le village, l’inter-village au niveau de la zone et de la Communauté rurale, ne peuvent dépenser plus qu’ils n’ont, sans mettre en péril ce qui fera vivre demain leurs enfants : la terre, le cheptel, les arbres et la forêt.
Toute diminution de ces biens, hypothèque et met en péril sa propre vie et celle de ses enfants.

Nous devons donc construire et développer les structures nécessaires à cette gestion collective, en bon père de famille, respectueux de ses droits hérités de ses ancêtres, et de ses devoirs vis-à-vis de ceux qui lui succèderont.

La remise en cause de certaines pratiques ou habitudes, l’amélioration de façons de faire par l’acquisition de nouveaux savoirs-faire, nous amène à poser un regard nouveau sur ces pratiques, pour optimiser les capacités locales, et augmenter la production.